dimanche 13 septembre 2026 — deux passages bibliques du jour, expliqués.
« Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. »
En cette veille de la fête de la Croix Glorieuse, le Seigneur nous invite à porter notre regard vers le mystère rédempteur de sa passion. Dans l’Ancien Testament, les Hébreux mordus par des serpents brûlants devaient regarder un serpent d'airain fixé sur une perche pour recevoir la guérison physique. Jésus reprend cette image prophétique pour annoncer son propre sacrifice : c'est en étant cloué sur le bois de la croix qu'il vaincra définitivement la mort et le poison du péché. La croix, autrefois symbole ignominieux de supplice et de honte, devient l'instrument éclatant de la victoire divine et la source de notre salut. Dans notre quotidien, nous sommes souvent blessés par les épreuves, le découragement ou nos propres faiblesses. Regarder le Christ en croix avec foi, c’est puiser la force d’avancer avec confiance. Sa miséricorde nous assure que nos souffrances, unies aux siennes, débouchent sur la vie éternelle et une espérance inébranlable.
« il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, »
L'apôtre Paul nous dévoile ici le cœur du mystère chrétien : l'humilité radicale du Christ qui culmine dans l'élévation suprême. Jésus n'a pas revendiqué sa condition divine avec arrogance, mais il a choisi d'épouser notre humanité jusqu'au don total de sa vie, acceptant la souffrance de la croix. Ce chemin d'abaissement volontaire n'est pas une défaite, car le Père répond à cette obéissance d'amour en le glorifiant au-dessus de tout. À la veille de célébrer la sainte Croix, cette parole nous interpelle vivement dans notre quotidien. Dans un monde qui valorise souvent la domination, le paraître et l'autosuffisance, le Christ nous propose une voie radicalement différente : celle du service humble, de la fidélité et de l'amour désintéressé envers notre prochain. Lorsque nous acceptons de donner de notre temps, de pardonner ou de traverser une épreuve par amour de Dieu, nous entrons dans ce même mouvement divin qui conduit vers la véritable joie du Royaume.